Avant de courir le long des rivières
De s’endormir dans le lit du ruisseau
Le cours de l’eau est un songe d’enfant
Qui éclabousse ces perles de mots
Au creux des oreilles de ceux qui veulent bien l’entendre
Murmure une douce mélopée, une ode à la vie
Puis sur la plaine s’étend doucement sur l’herbe fragile
Pour abreuver la myriade de vanneaux huppés docile.
Sur le roseau, au vent elle s’endort
Au regard du soleil vermeil, s’évapore
Le rêve de l’eau est un celui d’un enfant
Qui s’échappe de sa fontanelle
Pour regagner le ciel
Au cycle des lunes, elle se retire
Emporte avec elle ses secrets les plus intimes
Part de mystère essentiel d’une beauté féminine
Elle se retire, puis revient, plus pure
Une verte colline
Sous le sol un refuge, une escale phréatique
Ephémère, précieuses, rare
L’eau flâneuse est heureuse de sa légende
Prête à livrer son sein pour nos nuits métropoles
Et franchirent aux confins de nos pensées
Les raisons scellées de nos silences imprégnées
La colère des hommes fait d’elle un torrent de boue
Charriant, dans ses méandres leur mémoires.
Elle se lève pour laver l’homme de ses doutes,
Des couleurs trop souvent ternis
Par le mépris, l’arrogance, l’ignorance
Au fil des ans le poids des maux
Le temps hémophile coule au creux de nos mains
Pourtant chaque matin la rosée compte une prose
On attend qu’elle se pose sur nos fronts
Que vienne se nicher au coin de l’oeil
Une goutte salée
Sur les berges, les tailleurs de proues
S’apprêtent à prendre le large
Une voie ouverte, le vent
Demain un autre souffle
Demain un autre monde
Possible ?
Demain est aujourd’hui
Courir les rivières
Des paillettes à nos paupières
Célébrer le rêve de l’eau qui dort
Derniers Commentaires