Textes

Mercredi 30 janvier 2008

Dans les vertes sphères Caroline
La fraîcheur d’une grâce féminine
Qui m’appose le baisé d’une rêne
La morsure d’une murène

Dans ses yeux qui me fouille
je m’abandonne aux meules
A ses roues qui me touille
Résigné sans un feule

Ses prunelles quelconques
Me roule comme vague
Je m’échoue étourdi, vague
Sur les conques

Le sel, fixé aux commissures
cristallise mes sens, susurre
le ressac de l’eau
un prénom sur la peau

Par Jedj
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Mercredi 30 janvier 2008

Puisque l’amitié est une belle rencontre qui dure longtemps
L’ami que l’on perd est celui qui dit nous connaitre

 
Par Jedj
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Vendredi 4 janvier 2008

Si je ne peux à l'ombre fleurir
Si je ne peux boire l’eau de la rive
Si je peux me déraciner, entraver mes peurs
Si je ne peux calculer la trajectoire de mes mots


Je peux m’épanouir au soleil de mon être
Je me désaltérer de la rosée d’un nouveau jour
Je peux m’enraciner en mon corps, fléchir au souffle du vent sans me briser
Je peux laisser la place à l’esprit du silence

Je peux être aussi un cerf volant
Par Jedj
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Jeudi 18 octobre 2007
L’odeur déflorée d’un sexe en transit
A la brunante de mes pastels errances
Où les déesses esquissent dans l’ombre mes démons
Chargé d’étranges dénuements je me perds dans le nombre
Dans les scandales aveuglants de mon crépuscule dormant
Un vielle écho dans un coin trop sombre
Ivre et gorger de vin, au fond de mon ailleurs
Je me couche avec ma gueule d’insomniaque
Les matins hasards où mes mystères inquiets
Laisse une esquisse inachevée d’un bel amour, j’efface
Une trace d’un parfum perdu d’une corole ouverte
Où je te dépossède lentement
A travers le jour Impatient
Par Jedj
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Mardi 28 août 2007
Ma liberté… ? Je m’en occupe !
 
Par Jedj
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Jeudi 31 mai 2007
Adèle après toi le ciel
Sous  tes pieds Adèle
Il existe un sentier
Au détour d’Orion
En mes nocturnes visions
De prince sans carrosse
Ton souffle de vingt ans
Emousse l’écorce
Eclabousse mes printemps
Une lanterne à l’iris
Renvoie une oasis
Divine tu dardes
A ta citadelle d’Asgard
 
Par Jedj
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Mercredi 9 mai 2007
Avant de courir le long des rivières
De s’endormir dans le lit du ruisseau
Le cours de l’eau est un songe d’enfant
Qui éclabousse ces perles de mots
Au creux des oreilles de ceux qui veulent bien l’entendre
Murmure une douce mélopée, une ode à la vie
Puis sur la plaine s’étend doucement sur l’herbe fragile
Pour abreuver la myriade de vanneaux huppés docile.
 
Sur le roseau, au vent elle s’endort
Au regard du soleil vermeil, s’évapore
Le rêve de l’eau est un celui d’un enfant
Qui s’échappe de sa fontanelle
Pour regagner le ciel
Au cycle des lunes, elle se retire
Emporte avec elle ses secrets les plus intimes
Part de mystère essentiel d’une beauté féminine
Elle se retire, puis revient, plus pure
Une verte colline
 
Sous le sol un refuge, une escale phréatique
Ephémère, précieuses, rare
L’eau flâneuse est heureuse de sa légende
Prête à livrer son sein pour nos nuits métropoles
Et franchirent aux confins de nos pensées
Les raisons scellées de nos silences imprégnées
 
La colère des hommes fait d’elle un torrent de boue
Charriant, dans ses méandres leur mémoires.
Elle se lève pour laver l’homme de ses doutes,
Des couleurs trop souvent ternis
Par le mépris, l’arrogance, l’ignorance
Au fil des ans le poids des maux
 
Le temps hémophile coule au creux de nos mains
Pourtant chaque matin la rosée compte une prose
On attend qu’elle se pose sur nos fronts
Que vienne se nicher au coin de l’oeil
Une goutte salée
 
Sur les berges, les tailleurs de proues
S’apprêtent à prendre le large
Une voie ouverte, le vent
Demain un autre souffle
Demain un autre monde
Possible ?
Demain est aujourd’hui
Courir les rivières
Des paillettes à nos paupières
Célébrer le rêve de l’eau qui dort
 
Par Jedj
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Vendredi 27 avril 2007

Un petit tour de géni, au détour de ce lien. Des meubles en carton. Vraiment époustouflant. Allez y vite http://toutenkarton.canalblog.com/

Par Jedj
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Mardi 24 avril 2007
Qu’il est loin le pays que j’ai toujours connu
Sur mes bateaux imaginaires appareillant
Je partais sur les routes anciennes du commerce
Emportant avec moi l’ivresse des jours florissants
S’ouvrant devant moi les voies scandées au rythme de l’Oud
Je sentais ses parfums comme si pausés sur un étal
J’étais là, à respirer les embruns des conteurs prophètes
J’étais là assis à boire des verres d’orgeat
Sur les trottoirs de ma rue, de ma cité
Derrière ses remparts devait se dresser
Ce qui allait êtres ma forteresse contre
L’insurrection, les agitations de mon esprit
Et celles des provocateurs
J’avais appris ici à défendre fier
Comme Maure,
Les Lois du cœur
J’avais gravé au corps de mon enfance
Mon commandement
« Tolérance »
 
A mon père qui a connus l'expérience douloureuse de quitter, un pays, une famille
A ma mère qui a eu le courage de le suivre, de nous enfanter, dans l’inconnu et l’espoir
A mes amis(es) d'enfance qui portaient sur leur face les couleurs du monde
A tous ceux qui nous ont accueilli

 

Par Jedj
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Mardi 17 avril 2007
D’ailleurs il convient qu’à ma mort
Laissez sur le sol jonché mon corps
Fredonnez les chants de Maldoror
Il y poussera jonquille ou mandragore
 
Par Jedj
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