Dans les vertes sphères Caroline
La fraîcheur d’une grâce féminine
Qui m’appose le baisé d’une rêne
La morsure d’une murène
Dans ses yeux qui me fouille
je m’abandonne aux meules
A ses roues qui me touille
Résigné sans un feule
Ses prunelles quelconques
Me roule comme vague
Je m’échoue étourdi, vague
Sur les conques
Le sel, fixé aux commissures
cristallise mes sens, susurre
le ressac de l’eau
un prénom sur la peau
Puisque l’amitié est une belle rencontre qui dure longtemps
L’ami que l’on perd est celui qui dit nous connaitre
Si je ne peux à l'ombre fleurir
Si je ne peux boire l’eau de la rive
Si je peux me déraciner, entraver mes peurs
Si je ne peux calculer la trajectoire de mes mots
Je peux m’épanouir au soleil de mon être
Je me désaltérer de la rosée d’un nouveau jour
Je peux m’enraciner en mon corps, fléchir au souffle du vent sans me briser
Je peux laisser la place à l’esprit du silence
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